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Action
de la Région wallonne en matière de changements
climatiques
Communiqué du Gouvernement wallon du 19
Juillet 2001
Sur proposition de Michel Foret,
Ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et
de l'Environnement, le Gouvernement wallon a adopté aujourd’hui
le « Plan d’action de la Région wallonne en matière
de changements climatiques », inscrivant cette adoption
dans le respect du principe d’une répartition linéaire
entre les Régions de l’objectif belge de réduction
des émissions de gaz à effet de serre.
Michel Foret est chargé de transmettre
une copie de ce Plan d’action au Secrétaire d’Etat Olivier
Deleuze, de l’intégrer dans le futur « Programme
pour la qualité de l’air » et de faire rapport sur
la mise en oeuvre de ce Plan d’action en juillet 2002.
Le « Plan d’action en matière
de changements climatiques » inscrit la Région wallonne
de manière volontariste dans la politique de lutte
contre les changements climatiques, dès lors qu’elle s’y
fixe pour objectif la réduction de 7,5% de ses émissions
des 6 principaux gaz à effet de serre de 1990 pour 2008-2012.
Ce Plan d’action, présenté quasi un an jour pour jour
après l’adoption par le Gouvernement de l’«Esquisse
de Programme de réduction des émissions de Gaz à
effet de serre », est le fruit d’un long travail de la structure
permanente de concertation sur les changements climatiques.
Le Plan d’action aborde l’ensemble des
compétences de la Région wallonne. Il s’agit d’une
œuvre collective apportant, sous l’impulsion du Ministre de l’Environnement,
la contribution de chaque Ministre fonctionnel et de son administration
à l’objectif commun, via une politique transversale.
La Région wallonne est la première
en Belgique à adopter son plan d’action dans le domaine.
Il a fait l’objet d’un examen par un consultant (le Bureau d’études
ECONOTEC), de manière à en mesurer l’impact sur le
plan économique et environnemental. Les mesures en ont donc
été validées. Il devra être évalué
et réajusté régulièrement.
Le corps même du plan d’action
est la chapitre intitulé « politiques et mesures »,
qui liste l’ensemble des actions définies par la Région
pour poursuivre l’objectif de Kyoto. Il s’agit de 89 grandes actions,
dans des domaines très divers.
Le secteur industriel est particulièrement
concerné, parce qu’il est l’un des principaux émetteurs
mais aussi parce qu’il réalise déjà des efforts
importants. Dans une optique partenariale, il est proposé
de poursuivre les objectifs via les accords de branche qui joueront
à la fois sur l’efficience énergétique et sur
la réduction des émissions de GES. Des déclarations
d’intentions sont déjà conclues avec des secteurs
essentiels comme les chimistes, les cimentiers, les carriers, les
chaux-fourniers, les papetiers. D’autres sont en voie de finalisation
avec les fonderies et le secteur des non-ferreux notamment.
Le secteur résidentiel n’est pas
oublié, car il sera l’un des enjeux majeurs et des plus difficiles.
Sensibilisation, information, formation, subventions et vérification
sont les maîtres-mots de la politique qui sera menée
auprès des citoyens pour les inciter à renouveler
ou entretenir régulièrement leurs installations de
chauffage et les inciter à isoler au mieux.
Le secteur des transports fait l’objet
d’une attention particulière, car c’est l’émetteur
de GES qui croît le plus vite ces dernières années.
Les réponses régionales passent par la promotion
de la multimodalité, par la gestion des voies navigables
et notamment par la résorption du passif de dragage des canaux,
par la définition d’une politique ambitieuse de mobilité,
par les plans de déplacement dans les entreprises.
Le secteur des déchets est aussi
au centre de l’action, au travers de la prévention accrue,
de l’interdiction de la mise en CET des déchets organiques
d’ici à 2005 (soit 12 ans plus tôt que ne le prévoit
la directive européenne), du développement des filières
de recyclage, de la récupération des CFC et des composés
fluorés via l’obligation de reprise des déchets d’équipements
électriques et électroniques (DEEE), de la gestion
des boues de station d’épuration, de la réhabilitation
des anciennes décharges et des décharges bioactives
(valorisation du biogaz).
Montrant l’exemple, le secteur public
régional devra assurer une meilleure gestion des consommations
énergétiques des bâtiments. Les communes seront
étroitement associées, de manière à
valoriser leur proximité pour accroître l’efficacité
des mesures.
L’Aménagement du territoire
est clairement identifié comme un outil majeur, pour optimaliser
les fonctions de la société et leur localisation,
réduire les besoins de déplacement et empêcher
leur explosion, accroître la réflexion et l’action,
notamment dans le cadre de la révision des plans de secteur.
Le principal défi sera de mobiliser
la population dans son ensemble, de la faire prendre conscience
de l’impact de ses comportements, de ses activités quotidiennes
sur les émissions de GES, de la sensibiliser, de l’informer
et de la former aux moyens et mesures qu’elle peut mettre en œuvre
pour participer ainsi volontairement et activement. Le plan d’action
prévoit donc de mener une importante campagne de communication
auprès de la population et des acteurs. L’année 2002
sera donc véritablement l’année de la qualité
de l’air.
Le plan se fonde sur une analyse économique
poussée du Bureau ECONOTEC. Elle démontre que la Région
wallonne peut s’inscrire de manière économiquement
soutenable dans l’objectif de Kyoto. L'impact en réduction
des émissions de GES du Plan d’action est évalué
à 70% de l’effort total à accomplir pour respecter
la réduction de 7,5%.
La Région wallonne respecte donc
les principales orientations de son « Esquisse » de
juillet 2000 : priorité à l’effort interne mais en
tenant compte de la possibilité économique de réaliser
les efforts, recours aux mécanismes flexibles pour le surplus,
prudence dans le recours à l’outil « puits de carbone»
, non encore pris en compte. Par ce Plan d’action, la Région
wallonne s’inscrit d’office dans l’effort maximum, soit une réduction
de 7,5% de ses émissions de GES, dans le cadre de la répartition
linéaire de l’effort au niveau intra-belge. Il s’agit de
la solution la plus équitable, car chaque région accomplit
un effort proportionnel à ses émissions.
Contact : Michel L’Hoost, attaché de presse du Ministre
Michel Foret.
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