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L'environnement : Impact du projet sur les eauxLes eaux de surfaceLa mise ne œuvre d’un tracé autoroutier contribue à l’imperméabilisation d’une surface importante avec pour effet l’augmentation substantielle des débits de crue lors des épisodes de pluie intense au niveau des ruisseaux récepteurs. Considérant, en première approche, une longueur de 12,5 km et une largeur réceptrice moyenne de l’ordre de 44 m, ceci donne une surface totale de collecte de l’ordre de 55 Ha considérés comme quasiment imperméable. Le débit de ruissellement total attendu pour une pluie d’orage de 20 minutes serait de l’ordre de 8.250 l/s ou 30.000 m³/h à reprendre au niveau de l’ensemble différents des points bas. Ceci donne une mesure de l’importance des débits de ruissellement en jeu. Ceci implique la création de plusieurs bassins d’orage (au minimum 3) pour récolter les eaux ruisselées lors de ces épisodes pluvieux et éviter l’inondation des zones basses. Le projet tel qu’actuellement proposé ne semble pas comprendre ces ouvrages annexes, mais leur prise en considération aura un impact sur le budget total. Les eaux souterrainesDeux types de nappe aquifère existent sur le territoire concerné par le projet :
Ces 2 nappes forment probablement un continuum, mais peuvent localement être séparées là où des couches d’argiles plastiques séparent les sables de surface du socle sous-jacent (notamment à Fontenelle et sur le versant nord du Ruisseau de Tingremont). La nappe de surface présente un niveau d’équilibre (niveau piézométrique) assez proche de la surface du sol (le niveau d’eau peut monter jusqu’à 2 m du niveau du sol en période de hautes eaux). Ceci implique que sur une partie importante du tracé de l’autoroute, le niveau de nappe devra être rabattu sous le radier de celle-ci. Ceci concerne approximativement 6 km du tracé soit environ la moitié de celui-ci, depuis le nord de Somzée jusqu’au nord de la Rue Pétria. Les zones où le rabattement sera le plus intense sont celles situées en plateaux entre la rue de la Praile et la rue de Marcinelle, de part et d’autre de l’échangeur. A cet endroit la cote des sables avoisine 213 m et il est probable que la nappe doivent être rabattue sur une hauteur qui peut atteindre en période de hautes eaux de 6 à 8 m, voire d’avantage. Ce rabattement est effectué par drainage gravitaire et acheminement des eaux vers les points bas. La mise en œuvre de rabattements de cet ordre (de 2 à 8 m) dans un matériau aussi perméable que les sables (perméabilité de 10-5 à 5.10-4 m/s) se fait avec une zone d’influence très large qui peut facilement dépasser l’ordre du kilomètre. Ceci a 2 conséquences :
Ce point devra être pris en considération dans l’étude et pourrait occasionner des coûts non prévus au budget. |