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L'IGEAT
tronçonne ses faisceaux, ses critères, et les possibilités
d'aménagement... sans pondération
Rapport de la réunion du 25 juin 2003
par l'asbl Charleroi
South Air Pur
Voici six mois que l'étude d'incidence
est en cours. Comme prévu, lors de son démarrage,
Espace Environnement a organisé, ce mercredi 25 juin 2003
une réunion d'information sur l'évolution du dossier.
Cette réunion comprenait en première partie une information
destinée aux communes et aux comités de défense
et en seconde partie une conférence de presse dont les articles
sont reproduits dans la revue de presse de notre site. Il appartient
après cette réunion aux communes et aux associations
de répercuter l'information à la population.
Etaient représentés à
la table des orateurs :
- Le Ministre FORET par Olivier GRANVILLE
- Le M.E.T. par Monsieur Etienne WILLAME
- La D.G.A.T.L.P. par Madame Claude BALLEUX
- ESPACE ENVIRONNEMENT par Monsieur Gilles MEEUS
- L'IGEAT par Madame Marie-Francoise GODART
Plus certains collaborateurs ;
Dans la salle, les communes de Charleroi,
Châtelet, Gerpinnes, Walcourt, et Ham-sur-Heure-Nalinnes.
Quelques bourgmestres avaient fait le déplacement : Roland
Marchal, Yves Binon, Mme Branders (en coup de vent), et certains
échevins dont Gérard Monceux qui n'a participé
qu'à la conférence de presse.
Dans la salle aussi ; les différentes
associations : Nos Viladjes ( Gerpinnes), le comité de la
Blanche Borne (Blanche Borne et Chamborgneau), La défense
du quartier Saint Roch (Gerpinnes), le Poumon Vert ( Nalinnes) et
CHARLEROI SOUTH AIR PUR.
Après une courte introduction
de Gilles MEEUS, Marie-Françoise GODART prend la parole pour
expliquer l'évolution de l'étude d'incidence au sein
de l'IGEAT. Cette intervention sera très courte par rapport
à l'ampleur de l'étude. Aucun document ne nous sera
fourni. Le rapport que nous en faisons repose essentiellement sur
ce qui a été dit. Nous ne pourrons juger du travail
que lorsque nous aurons les documents en mains donc après
le choix du Gouvernement Wallon sur un tracé. Celui-ci aura
lieu après la fin de l'étude d'incidences.
Première surprise
Tout de suite, première surprise,
l'étude a démarré sur 48 tracés et non
sur 21 comme cela avait été annoncé par l'IGEAT
en décembre dernier. (voir à ce sujet les articles
du 21 décembre 2002 dans la revue de presse). CHARLEROI SOUTH
AIR PUR avait à l'époque dénoncé l'éviction
de certains tracé et mis en doute le temps consacré
à l'étude d'incidence. Nous avons donc été
entendus... et suivis.
Deuxième surprise
La première partie du travail
à consisté en une étude d'incidence sur
plans. Les 48 tracés ont été analysés
en prenant 12 critères environnementaux. Deuxième
surprise. Pourquoi s'être limité à 12
critères alors que le Gouvernement Wallon avait prévu
une liste de 26 critères ? Visiblement l'ampleur de l'étude
et le nombre de tracé a pris l'IGEAT de court.
Afin de palier à cette difficulté
et étant donné le retard que prend l'étude
- un choix de trois tracés devait avoir lieu en mars 2003
- l'IGEAT change son fusil d'épaule. Il élimine d'abord
les tracés les plus extrêmes (Est et Ouest). Puis,
au lieu d'analyser tracé par tracé, il choisit, en
accord avec les membres des intercabinets, de regrouper les tracés
en faisceaux. Ces faisceaux sont des " zones élargies
" comprenant plusieurs tracés ou parties de tracés. Ils
font +/- 200m de large. Vous pouvez les retrouver sur le plan
des tracés en annexe (ce sont les traits fins).
Ces différents faisceaux ont été
tronçonnés en fenêtres de passages qui ont été
analysées suivants les douze critères environnementaux.
Chaque fenêtre de passage à été côtée
sur base de ces critères. Comme le précise l'IGEAT,
cette cotation des fenêtres de passage ne servira pas à
proposer un tracé " idéal " mais à
aider le Gouvernement wallon à prendre une décision
quant au passage d'une autoroute par fenêtre particulière
en connaissant les avantages et les inconvénients.
Troisième surprise
L'IGEAT ne tient pas compte dans l'étude
de ces tronçons de la possibilité de diminution des
nuisances par des ouvrages d'art ; par exemple, dans les tracés
centraux, la possibilité d'un tunnel au droit du Bultia
que ce soit sous la N5 ou sous le Bultia n'est même pas envisagée.
De même, le positionnement des échangeurs intermédiaires
n'a pas été étudié. En conclusion l'étude
est déjà complètement faussée à
sa base. Si l'on avait appliqué ce procédé
au cas de la traversée de Liège par la E25, l'on aurait
jamais proposé le tunnel sous Cointe.
Sur base de cette cotation l'IGEAT a
proposé d'exclure un certain nombre de fenêtres de
passage. Parmi celles-ci la fenêtre ZC02 au droit du Bultia
et la fenêtre ZO03 reliant le Bultia à l'échangeur
de la Tombe. Sur les fenêtres restantes L'IGEAT a proposé
6 tracés à analyser plus finement.
Que peut-on dire encore de cette présentation
?
Tout d'abord, les tracés non autoroutiers
ont été exclus. Madame GODART n'a cessé de
parler de gabarit RGG1 soit d'une autoroute à part entière.
Il n'y a pas eu de détails concernant la justification de
cette prise de position. Les alternatives par le transport
en commun, le transport multimodal et autre n'ont pas été
évoqués.
Ensuite, les raccordements au R3 à
la Blanche Borne et à Somzée ont été
étudiés à fond. Exit le raccordement à
l'échangeur existant entre les bassins de décantation.
Cinq échangeurs autoroutiers ont été étudiés
entre l'échangeur de Châtelet et les bassins de décantation.
L'échangeur proposé par CSAP n'était pas le
dernier sur la liste. Les raccordements des tracés Centraux
et Est à Somzée sur la N5 ont aussi été
modifiés de manière à les rendre plus compatible
avec une route à grand gabarit.
Enfin, nous sommes inquiets que l'étude
ne soit trop " universitaire ", ne tienne pas assez compte
des réalités sur le terrain et ne soit pas assez imaginative
au niveau des solutions trouvées. Nous ne pourrons malheureusement
nous prononcer qu'après avoir pris connaissance de l'entièreté
de celle-ci.
Après cette présentation,
Monsieur Olivier GRANVILLE, attaché au cabinet de Michel
FORET nous explique les décisions prises à ce stade
de l'étude.
Les membres de l'intercabinet gérant
le dossier ont décidé contrairement à l'avis
de l'IGEAT, de ne pas exclure les tracés qui tendent à
faire l'unanimité. Ils ont donc remis à l'étude
les deux fenêtres de passage, mentionnées ci-dessus,
exclues par l'IGEAT. L'intercabinet a établi une carte
(non officielle) reprenant les faisceaux et fenêtres à
étudier par l'IGEAT dans le cadre de la seconde phase de
l'étude d'incidence. Elle est reprise en annexe de ce texte. Sur
base de cette carte nous avons analysé le nombre de tracés
encore possible. Il en reste 9....
Vous pouvez les retrouver sur les fichiers
pdf en annexe.
Toujours aussi fâché avec
l'arithmétique, Monsieur GRANVILLE annonce qu'il ne reste
que 6 tracés à analyser. La mission de l'IGEAT ne
prévoyait à l'origine que trois tracés (maximum)
à étudier lors de cette phase. Pour ce faire il disposait
d'un délai de trois mois. L'augmentation de ce nombre
impose une un plus long temps d'étude. Olivier GRANVILLE
évoque une période de +/-4 mois à démarrer
le 15 juillet 2003.
Les grandes dates du calendrier seraient
les suivantes :
- Fin de l'étude d'incidence : +/- 15 novembre 2003
- Décision du Gouvernement wallon sur le tracé
: 15 décembre 2003
- Enquête publique : du 9 janvier 2004 au 23 février
2004
- Avis des Communes pour le 8 avril 2004
- Avis de la C.R.A.T. et du C.W.E.D.D. pour le 7 juin 2004
- Décision du Gouvernement Wallon : 7 juillet 2004.
Ce calendrier ne tient pas compte des
échéances électorales de mai 2004 qui ne favoriseront
pas la rapidité dans les prises de décision.
Un planning détaillé est
repris en annexe intégrant la demande de permis de bâtir.
Si tout va bien et sans recours au Conseil
d'Etat les procédures administratives devraient se terminer
pour début 2006.
En annexe :
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