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La réponse
de Charleroi South Air Pur à l'enquête publique "Air Pur"
La Région Wallonne vous demande votre
avis concernant la qualité de l'air. Pour connaître les détails,
nous vous conseillons de consulter le site http://air.wallonie.be/.
Vous pourrez également y charger le contenu de l'enquête publique
au format PDF.
Voir aussi la page
de notre site consacrée au sujet.

Messieurs,
Concerne : Enquête publique "L'Air
Pur".
Lorsque dans le cadre de notre lutte
contre la construction d’une nouvelle autoroute appelée E 420 au
Sud de Charleroi, nous avons constitué en mai 2001 une ASBL, nous
pensions en premier lieu protéger cette région (appelée également
« Poumon Vert de Charleroi ») des méfaits de cette nouvelle infrastructure
routière.
Nous n’imaginions pas qu’en choisissant
pour notre ASBL un nom aussi évocateur que « Charleroi South Air
Pur », nous serions rejoints dans nos préoccupations par Michel
FORET (Ministre notamment de l’Environnement), qui lance une enquête
publique sur la qualité de l’air en Wallonnie , ( oui, le
même Ministre qui pourrait autoriser la modification du plan de
secteur permettant l’implantation d’une autoroute dans une des dernières
zones vertes proches de Charleroi …).
Ce projet de « L’Air Heureux » est beau,
il faut le dire, car il appelle à une plus grande prise de conscience
de tous les citoyens face aux problèmes de la pollution et notamment
de la pollution atmosphérique.
La pollution de l’air est considérée
comme l’un des principaux problèmes environnementaux posés
par le fret routier dans un document de travail de la Commission
européenne1.
Dans une étude commandée et publiée par
Magda Aelvoet (Ministre de la Protection du Consommateur, de la
Santé Publique et de l’Environnement) sous le titre « Moins d’ozone
plus d’air »2, les gaz polluants (oxydes d’azote tels que le dioxyde
d’azote et le monoxyde d’azote) et les composés organiques volatils
(par exemple les émanations d’essence) sont décrits comme les précurseurs
de l’ozone.
Quant on sait que l’une des sources
les plus importantes d’oxydes d’azote en Belgique (chiffres de 1996)
est la circulation routière (53%), que cette même circulation routière
est également l’une des sources principales de composés organiques
volatils (44%), la conclusion et la solution sautent aux yeux :
si la circulation routière diminue, l’ozone diminuera et la qualité
de l’air s’améliorera…
Le dossier de Madame Magda Aelvoet 2
précise dans le chapitre consacré à la stratégie contre l’ozone
: "des mesures à court terme peuvent constituer le début d’une
stratégie à long terme, elles peuvent améliorer la qualité générale
de l’air et diminuer ainsi les effets sur la santé publique".
Il est donc nécessaire de prendre des
mesures ambitieuses, à tous les niveaux politiques (international,
européen, fédéral, régional et local) et dans tous les secteurs
(circulation et transport, énergie, industrie et ménagers).
Tant au niveau Fédéral, qu’au niveau
régional des mesures ont été envisagées.
L’Etat Fédéral a établi un « Plan Fédéral
de lutte contre l’acidification et l’ozone troposphérique 2000-2003
», lequel comprend une série de mesures fédérales nécessaires pour
limiter, entre autres, la pollution par l’ozone entre 2000 et 2003.
Dans le secteur du transport, un plan de mobilité durable doit être
envisagé pour diminuer l’usage de la voiture et surtout des camions.
Dans le cadre d’une assistance scientifique,
d’une stratégie orientée vers le développement durable, différents
projets de recherche sont financés, pour définir entre autres des
mesures possibles de diminution de la pollution dans le secteur
des transports.
Le Gouvernement Flamand a quant à lui
prévu des actions au niveau du développement général de la mobilité,
et notamment l’élaboration du « Mobiliteitsplan Vlaanderen » pour
une mobilité durable.
La Région de Bruxelles Capitale a mis
sur pied dès 2001 un plan stratégique détaillé pour l’amélioration
de la qualité de l’air, plan dont l’un des principaux éléments est
la réduction des émissions dues au trafic routier en assurant notamment
la mobilité et le contrôle des véhicules.
Quant au Gouvernement Wallon, il a développé
sa politique de protection de l’air par deux programmes de gestion
de la pollution atmosphérique dans son ensemble, ces programmes
prévoyant des mesures spécifiques concernant la lutte contre l’ozone
troposphérique et notamment « des mesures visant à améliorer la
mobilité et à développer l’offre alternative aux transports par
route ».
Quant on sait que l’ozone produit une
augmentation des allergies et des problèmes du système immunitaire,
qu’il est également nuisible pour les végétaux, de trop hautes concentration
provoquant des dégâts aux plantes et une diminution du rendement
des cultures agricoles, il est plus que nécessaire que chaque acteur
de la vie politique se penche sur cet important problème.
L’Organisation Mondiale pour la Santé
(l’OMS) prévoit qu’à long terme l’ozone pourrait provoquer des problèmes
respiratoires pour toute la population !
Que faut-il donc de plus pour pousser
nos politiciens et décideurs à ne plus augmenter le réseau routier
belge qui a augmenté de 56 % entre 1970 et 2000.
Ce même réseau routier belge est le plus
dense d’Europe avec ses 472 kilomètres pour 100 kilomètres carrés
alors que la moyenne européenne est de 108 kilomètres pour 100 kilomètres
carrés !
Le lien de causalité entre la route et
la qualité de l’air n’est plus à prouver et pourtant c’est ce que
l’ASBL « Charleroi South Air Pur » a fait avec moultes détails dans
son dossier technique appelé « Le Mauvais Projet »3. Et nous reprenons
ici in extenso l’impact négatif qu’aurait une autoroute uniquement
sur la qualité de l’air :

Le transport routier est à considérer
comme une activité particulièrement polluante et
préoccupante en raison de sa contribution importante à
divers effets néfastes actuellement reconnus, tant par
la communauté scientifique (environnementalistes et responsables
de la santé publique), que par les autorités. Citons
:
- l’effet de serre et les changements climatiques
à l’échelle globale ;
- les épisodes de pollution estivale en ozone troposhéprique
(basse atmosphère) ;
- les retombées de polluants acides contribuant
aux dépérissements forestiers et autres effets
phytotoxiques (ozone, …) ;
- le smog photochimique dans les zones urbaines ;
- les effets sur la santé publique : affectation
de la fonction respiratoire, accroissement de la sensibilité
aux infections pulmonaires, effet délétère
et irréversible de la pénétration des particules
fines dans les alvéoles pulmonaires ;
- la destruction de l’ozone stratosphérique
(ou trou d’ozone dans la haute atmosphère).
A l’échelle de la Belgique le
trafic routier est le premier responsable de l’émission de
trois polluants majeurs: 57% de l’émission les oxydes
d’azote (NOx), 48% des émissions des composés
organiques volatils (NMVOC) et 85% des émissions
de monoxyde de carbone (CO) lui sont imputables. Pour d’autres
polluants le transport routier arrive en 3ème position pour
le CO2 avec une contribution de 21% et en 5ème position pour
le SO2.

- Combustion liées à la production d’énergie
- Combustion non industrielles (dont domestiques)
- Combustion dans l’industrie manufacturière
- Industries de process
- Extraction et distrib. des combustibles fossiles
- Utilisation de solvants et produits autres
- Transport routier
- Autres sources mobiles (trafic aérien, maritime)
- Traitement et élimination des déchets
- Agriculture et sylviculture
- Sources naturelles

1) Les oxydes d’azote (NOx)
Deux oxydes jouent un rôle majeur
dans la pollution atmosphérique, il s’agit du NO et
du NO2. Parmi les effets diagnostiqués sur les êtres
vivants, le NO2 dispose d’une agressivité directe pour l’appareil
respiratoire (irritation et affectation de la fonction pulmonaire
et susceptibilité accrue aux infections bactériennes)
et pour les plantes (effet phytotoxique). Le NO présente
quant à lui une toxicité indirecte en intervenant
dans les réactions photochimiques (réactions
catalysées par la lumière lors des épisodes
de « smog ») responsables de l’augmentation de l’ozone
troposhérique observés en période estivale.
L’ozone et les précurseurs photochimiques présentent
un fort pouvoir irritant des muqueuses et disposent aussi d’un pouvoir
phytotoxique reconnu ; ceux-ci sont régulièrement
cités comme responsables des phénomènes de
dépérissement forestier (avec d’autres facteurs :
dépôts acides, …). Le transport routier est le principal
émetteur de ce type de polluant.
2) Le monoxyde de carbone (CO)
Le CO est le contaminant caractéristique
des combustions incomplètes. On le retrouve surtout dans
agglomérations. Ces effets sur l’homme sont bien connu :
toxique voire mortel par blocage de l’hémoglobine
du à une forte exposition (en espace confiné). Lors
d’une exposition modérée ces effets potentiels sont
migraines, vomissements, réduction de l’activité
mentale, effet sur la pulsation cardiaque … ces effets
sont réversibles pour une exposition modérée.
3) Les matières particulaires
(PM10 et fumées noires)
Les matières particulaires produites
par le transport routier sont des poussières fines issues
de la combustion des hydrocarbures. Il s’agit entre autre de suies
ou d’hydrocarbures incomplètement brûlés. La
taille de ces poussières a une forte influence sur leur transport
dans l’air et leur capacité à être inhalée.
Les matières particulaires forment deux types de poussières
:
- les poussières en suspension : leur granulométrie
très fine (< 1 à 10 µm) leur confère
la propriété d’être entraînées
très loin de leur lieu d’émission; de plus,
ces poussières ont la particularité de pénétrer
irréversiblement jusqu’aux alvéoles pulmonaires
ce qui rend leur effet particulièrement délétère
(à titre indicatif, une particule de 1 µm de diamètre
peut être transportée sur une distance de plus
de 2 km sous l'effet d'un vent de 30 km/h) ;
- les poussières sédimentables : de dimension
supérieure à 1 ou quelques microns.
La mise en œuvre des pots catalytiques
permet de brider les émissions des suies des véhicules
à essence. Ces catalyseurs n’apportent, par contre, pas encore
de soulagement en ce qui concerne les moteurs diesels. Il est actuellement
scientifiquement admis que les poussières en suspension
sont un facteur particulièrement propices aux affections
pulmonaires (sensibilité aux infections, asthme, … voire
mortalité sur les sujets sensibles).
4) Les hydrocarbures
Une série de familles de composés
sont inclus dans cette classe. Les écoulements, fuites et
pertes de carburant seraient une source directe pour la plupart
de ces composés. Associées aux matières particulaires
en suspension susceptibles de pénétrer dans les alvéoles
pulmonaires on trouve un grand nombre d’hydrocarbures imbrûlés
issus d’une combustion incomplète, dont les HAP (les
Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques). Les HAP ont des propriétés
mutagènes et cancérigènes très marquées.
Les facteurs d’émission des HAP sont largement plus élevés
pour les moteurs diesel que pour les moteurs à essence.
5) Les Composés Organiques
Volatils, dont le benzène
Il s’agit d’hydrocarbures particulièrement
volatils constitutifs des carburants. Les véhicules à
essence sont des émetteurs de composés organiques
volatils plus importants que les moteurs à diesel en raison
de la plus grande concentration de ces composés dans l’essence.
Le benzène est, avec le toluène, un
des composés aromatiques les mieux représentés.
Il présente un niveau de toxicité important et est
considéré comme carcinogène. C’est pourquoi
il fait l’objet d’une attention particulière en matière
de rejet.
6) Le dioxyde de carbone (CO2)
Celui-ci provient notamment de la combustion
des produits carbonés constitutifs des carburants. Ce produit
n’a pas d’effet direct sur les êtres vivants. Par contre,
il constitue un gaz à « effet de serre » important
dont il est maintenant admis qu’il contribue aux changements climatiques
observés à l’échelle globale. Il s’agit du
polluant qui fait l’objet des accords de Kyoto (réduction
de 7% des émissions par rapport à la situation 2000).
7) L’oxyde de soufre (SO2)
La production de SO2 provient
de l’oxydation dans les moteurs du soufre entrant dans la composition
des carburants. Ce polluant est un irritant respiratoire
et est particulièrement phytotoxique. Ses effets peuvent
être augmentés en synergie avec ceux de l’ozone troposphérique
et des oxydes d’azote.

Plusieurs facteurs sont susceptibles
d’intervenir sur la quantité de polluants atmosphériques
émis par le projet : la quantité est proportionnelle
à la longueur du tracé et à l’intensité
du trafic. La vitesse de circulation a aussi une influence comme
l’illustre le graphique suivant (ex. des fumées noires) :

Une comparaison en première approche
des quantités émises pour les polluants avec ou sans
projet E420 est reprise ci-après :

Cette estimation fait apparaître
que la mise en œuvre du projet est susceptible de doubler à
tripler les émissions de polluants atmosphériques
à l’échelle locale (1,9 à 2,9) par rapport
à une situation sans projet. Cet accroissement, plus
important encore que celui des flux de trafic est expliqué
par l’effet conjugué de 3 facteurs :
- augmentation des flux de trafic ;
- augmentation des vitesses de circulation ;
- augmentation de la proportion de véhicules plus polluants
(poids lourds), dans le flux de trafic général
;
- allongement du trajet Somzée-R3.
Cette évaluation permet aussi
de mettre en évidence que l’effet de désengorgement
attendu du sud de Charleroi est clairement associée à
une dégradation substantielle de la qualité de l’atmosphère
locale.
La particularité du tracé
actuellement proposé place sous les vents dominants une
population importante estimée pour une largeur d’emprise
de 1500 m à l’est du tracé à environ 7000 personnes.
Cette population subira une exposition relativement directe aux
polluants émis par le projet. Le tracé tel que proposé
n’est donc pas optimal d’un point de vue environnemental. L’impact
négatif est encore accru dans les zones situées sous
le vent à l’intérieur des courbures du tracé
(ce qui est nettement le cas pour Nalinnes-Haies avec le tracé
actuel).
Les divers moyens pour diminuer
l’impact environnemental négatif en matière
de pollution atmosphérique sont les suivants :
- dans la mesure où des solutions alternatives au
« tout à la route » peuvent être
envisagées, celles-ci doivent être, d’abord être
recommandées et encouragées par l’autorité
(transports en commun, transports ferrés et fluviaux,
plate forme multimodale) ;
- au niveau du choix du tracé éventuel, il est
indispensable d'en sélectionner un qui placera sous
les vents dominants et dans la courbure aval à l’exposition
de ceux-ci le moins possible de zones peuplées, ce
qui n’est pas le cas avec ce tracé ;
- la mise en œuvre d’un tracé éventuel devra
être associé à tout prix avec le maintien
de zones en tranchées (au maximum couverte), quelques
soient les difficultés techniques et économiques
liées au tracé ainsi qu’à d’autres mesures
: barrière végétale, …
Les données publiées par
la Région Wallonne en 2000 et concernant la «
répartition des émissions acides » et le
« dépassement du seuil critique de charge acide
pour les écosystèmes forestiers en Région Wallonne
» mettent en évidence une certaine médiocrité
de la qualité de l’air au droit de l’agglomération
de Charleroi comparativement à l’ensemble du territoire wallon
(hors Liège et Mons). La ceinture boisée qui entoure
Ham/sur/heure - Nalinnes constitue une zone encore relativement
préservée quoique déjà soumise à
un certain dépassement du seuil critique de charge acide
(situation 1996). Dans ce contexte, la mise en œuvre de ce projet
est de nature à perturber d’avantage l’équilibre
de ce massif forestier et à affecter durablement son
rôle de « poumon vert » du sud de Charleroi.

Toutes ces données sont alarmantes et
remettent en cause la construction d’une nouvelle autoroute.
Devant ces constatations, pourtant non
exhaustives, et qui viennent de sources diverses, ne faut-il pas
aller plus loin que la demande faite au grand public par le Ministre
Michel FORET dans sa brochure, et diriger cette demande également
au monde des décideurs, principalement aux pouvoirs politiques.
Ils doivent également prendre conscience
qu’un changement important de mentalité s’impose.
Il est fini le temps de construire des
routes et des autoroutes « au travers de tout » dès que des problèmes
de circulation apparaissent.
L’heure est aux alternatives, à l’aménagement
durable, et plus aux choix qui dans un avenir tout proche s’avèreront
avoir été inutiles, mais bien aux décisions efficaces à long terme,
et tout le monde s’accorde pour le dire : sûrement pas à de nouvelles
infrastructures routières inutiles, mal pensées et coûteuses. Parmi
les alternatives que nous vous proposons de retenir, le ferroutage,
le transport combiné subsidiés par une internalisation des coûts
externes du transport routier et un aménagement correct et cohérent
de la voirie existante nous semblent être les pistes actuelles de
réflexion compatibles avec une vision globale et à long terme du
problème de la mobilité.
Les autoroutes wallonnes actuelles sont
déjà mal entretenues faute de moyens, les transporteurs routiers
en particulier font supporter à la collectivité le coût des accidents
de la route causés par les poids lourds, les dégradations aux chaussées,
la pollution,… Il est intolérable de leur ouvrir une nouvelle voie
plus rapide et de leur permettre d’encore réduire leur charges aux
détriments de tous les autres citoyens alors que partout en Europe,
on se penche sérsur des solutions moins nuisibles.
La Wallonie veut-elle une fois de plus
être à la traîne du progrès, être une région défavorisée de l’Europe
du point de vue économique et du point de vue de la qualité de la
vie en général ? Pourquoi ne pas tenter dans ce domaine d’apparaître
comme des novateurs ? Dans dix ans, si ce projet inepte se
réalisait, la Wallonie aurait encore « l’air bête et stupide » avec
ses autoroutes saturées par un trafic de transit, ses paysages défigurés,
ses villages éventrés alors que les pays voisins qui eux auront
opté pour un développement intelligent, durable et viable auront
« l’air heureux ».
Il serait opportun (et notamment dans
la problématique de la E 420), de prendre l’avis de la population,
non par une consultation publique qui nous donne toutes les craintes
de devoir aboutir à un choix déjà fait d’avance, mais par une réelle
volonté de prendre acte de la volonté citoyenne.
A l’heure où les gouvernements voisins
(France et Pays-Bas dans un premier temps) se rendent compte oh
combien tardivement, qu’ils ont pêché par une volonté de tout diriger
« d’en Haut » , en faisant fi de l’avis « d’en Bas », il est temps
que nos hommes politiques aient l’honnêteté et la franchise de ne
prendre les décisions importantes qui touchent les citoyens, qu’après
avoir réellement pris leur avis.
Nous, ASBL « Charleroi South Air Pur
», demandons dès lors, puisque l’occasion nous en est donnée, que
notre avis soit entendu. Si le Gouvernement Wallon veut rendre
à l’air le bonheur qu’il nous donne, il faudrait qu’il se penche,
dans un premier temps, sur l’opportunité de construire de nouvelles
infrastructures autoroutières, envers et contre l’avis des citoyens
concernés, ce qui est notamment le cas de la E 420.
Les Citoyens Wallons ne prendront conscience
de leur responsabilité dans la qualité de l’air qu’ils respirent,
que si le Gouvernement Wallon en prend également conscience.
Les habitants du Sud de Charleroi quels
qu’ils soient ont eux aussi le droit d’avoir « L’Air Heureux ».

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